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Site officiel du Prieuré de Nidauzel

"Ne jamais rien demander sinon la sainteté.
Tout accueillir comme une grâce."
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Écrit par Prieuré de Nidauzel   
Jeudi, 15 Septembre 2011 00:00

Dans cette catégorie, nous allons publier la charpente évolutive concernant la théologie catholique sur l'âme depuis ses débuts.

  • Dans un premier temps, nous allons découvrir ce qu'enseigne la Bible elle-même à ce sujet.
  • Ensuite, nous aborderons l'étude des premiers Pères (philosophes et/ou théologiens, sachant que les deux sciences n'étaient pas encore distinctes l'une de l'autre dans les premiers temps de l'Eglise) jusqu'à Saint Thomas principalement. Ces premiers articles seront donc plutôt techniques et se concentreront sur l'énonciation de l'évolution de la pensée sur le thème de l'âme dans le christianisme.
  • Enfin, nous procéderons à une étude plus poussée sur la spiritualité Catholique eu égard de l'âme en reprenant toutes ces données (provenant pour une bonne part du D.T.C), sous le regard de grands maîtres de spiritualités tels Saint Jean de la Croix.
  • La Théologie de l'âme est très utile, elle permet d'avoir une idée claire de notre origine et finalité et ainsi de discerner avec des arguments précis les théories diverses qui reviennent en force dans notre temps (gender, fausse contemplation émanatiste, panthéisme etc.)... théories qui sont sans doute en partie la représentation du "retour des vieux démons" dont parle la Sainte Vierge notament "à la Salette" - (théories auxquelles nous répondons préalablement par un acte de Foi). Nous vous conseillons vivement la lecture d'un premier livre : "Athénagore - Supplique au sujet des chrétiens et sur la Résurrection des morts" -aux éditions du Cerf- afin de prendre conscience de l'actualité du débat sur l'âme au travers de ce traité vieux de presque 2.000 ans.
  • L'étude de l'âme permet aussi de prendre conscience de la véritable nécessité de la vie intérieure et du positionnement de la vie spirituelle par rapport à la raison. En effet, cette dernière ne saurait être la base inébranlable de celle-ci puisque les arguments de la raison sont toujours contestables, contestés et constamment remis en cause. C'est un fait universel, l'homme n'est pas l'auteur de ce qui est, mais l'observateur qui dégage l'essence universelle des choses observées par l'acte de l'intelligence qui se nomme "abstraction", et par l'entremise du don d'analyse naturelle ou du don de la grâce surnaturelle selon qu'il étudie la philosophie ou la théologie. D'où, la Foi ne peut véritablement être prouvée par la raison, ce qui explique les sempiternels débats sur deux thèmes fondamentaux qui nous préoccupent : l'origine et la création du monde et l'âme. Que cela ne trouble pas notre Foi, puisque celle-ci se situe bien au-delà de la raison. La raison est même un outil qui permet d'ancrer sa Foi dans la Parole du seul Christ Réssuscité. A partir de là, nous considérons donc que ce n'est point à partir de l'étude que nous posons des actes de Foi, mais par la certitude de foi que les paroles de Jésus sont divines et véridiques. D'où l'utilité de la quotidienne lectio divina.

C'est donc bien La Foi qui pousse la raison à agir, et non la raison qui donne la Foi, cette dernière étant un don de Dieu reçu lors de notre baptême.

 

Nous conclurons donc ce préambule en soutenant que, à partir de la philosophie et de la théologie de l'âme, nous pourrons enfin et surtout entrer dans la vie spirituelle par l'élan d'un désir sincère d'aimer Dieu pour Lui-même et non de le "joindre" par la seule voie de la raison. En effet, lorsque l'étude ne nourrit pas la vie spirituelle par le canal des vertus de religion et de piété, alors elle nourrit plutôt l'orgueil et ses racines. Dans ce dernier cas, l'homme qui s'y adonne croit faire avancer le monde par ses découvertes alors qu'il le divise, il croit s'enrichir alors qu'il n'emportera aucune espérance au jour de sa mort. Les richesses intellectuelles peuvent nourrir l'acte d'Espérance mais non être à l'origine de cette Vertu Théologale. En effet, la vertu provient de la grâce demandée lors de notre baptême, et l'Espérance inébranlable qui dépasse la mort du corps est donnée par ce Sacrement reçu et non par quelques découvertes de la raison. Nous n'avons jamais vu que l'orgueil de quelques-uns porte l'humanité à tendre vers une commune Espérance, à l'unir dans un amour commun, et donc à la faire prospérer par la raison qui remplacerait la Foi ou l'expliquerait au point de nier tout Mystère divin et toute grâce divine de Rédemption.

Enfin, prenons garde à notre oraison. Il doit être un temps consacré non au débat intérieur de la raison, mais à l'abandon de soi pour laisser Dieu agir en nous. Il nous donne tantôt de nous émerveiller de sa Majesté au travers de ce que nous avons étudié par les voies de la raison, tantôt de nous maintenir dans la prière par la voie d'une sécheresse intellectuelle, spirituelle, et de la volonté, ce qui est une chose bien plus admirable et utile à l'âme. Les Béatitudes ne nous enseignent-elles pas que mourir tout entier à soi-même afin d'aimer Dieu pour Lui-même est la condition même d'une bienheureuse Résurrection ? Que cette étude de l'âme porte donc en nous le fruit d'un plus grand abandon dans la confiance en Dieu et nous ancre davantage dans les promesses de Notre Seigneur Jésus-Christ.

 
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