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Denys l'Aréopagite [b27)].
Au Ve siècle, apparaissent plusieurs ouvrages de théologie mystique écrits par un auteur inconnu qui se donnait pour saint Denys, disciple de saint Paul. C'étaient: «Les noms divins», «La Théologie mystique», «La Hiérarchie céleste» et «La Hiérarchie ecclésiastique». L'auteur qui fut probablement disciple de Proclus [°449], met en oeuvre la philosophie néoplatonicienne pour construire une théologie mystique vraiment catholique; aussi sa doctrine ramène tout à Dieu, soit en lui-même, soit comme principe ou comme fin des choses, mais en évitant les erreurs de ses maîtres païens:
1) Dieu en lui-même possède toutes les perfections des créatures: il est bonté, beauté, force, unité; mais non pas à la façon des créatures, car en raison de sa transcendance, il est ineffable et obscur; c'est dans la prière qu'«il se révèle au sein de l'obscurité superlumineuse d'un silence initiateur aux mystères» [°450].
2) Dieu est principe des choses, car il est bonté qui se répand; les créatures sont des effusions de cette bonté à laquelle elles participent selon l'ordre de la Providence. Entre Dieu et le monde, il y a une distinction réelle; pour descendre de l'un à l'autre, on rencontre toute une hiérarchie d'esprits célestes dont la hiérarchie ecclésiastique est le décalque.
3) Dieu, fin des choses, attire tout à lui; le bien, après être descendu dans les créatures, remonte à son point de départ. La déification s'étend à toutes les créatures; pour l'homme, elle se fait par la grâce, l'amour et l'extase.
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