Plan :
* La Gloire de Dieu- Une âme de désir.- Fidélité à la Lectio Divina.- la joie intérieure.* Jésus-Christ chemin de vie.- Eucharistie.- Confession.* le cadre de vie.- Silence d'écoute- Au service du monde.- Au service de l'Eglise.
* La Gloire de Dieu
- Une âme de désir
« Quelle est la promesse qui nous a été faite ? Nous serons semblables à Lui parce que nous le verrons tel qu'Il est. »
Toute la vie du vrai chrétien est un saint désir. Sans doute ce que tu désires, tu ne le vois pas encore : mais en le désirant tu deviens capable d'être comblé lorsque viendra ce que tu dois voir.
Supposons que tu veuilles remplir une sorte de poche et que tu saches les grandes dimensions de ce qu'on va te donner, tu élargis cette poche, que ce soit un sac, une outre, ou n'importe quoi de ce genre. Tu sais l'importance de ce que tu vas y mettre, et tu vois que la poche est trop resserrée : en l'élargissant, tu augmentes sa capacité. C'est ainsi que Dieu, en faisant attendre, élargit le désir; en faisant désirer, il élargit l'âme; en l'élargissant, il augmente sa capacité de recevoir.
Nous devons donc désirer, mes frères, parce que nous allons être comblés. Voyez Saint Paul, élargissant son désir pour être capable de recevoir ce qui doit venir. Il dit en effet : Certes, je ne suis pas encore arrivé, je ne suis pas encore parfait. ~ Frères, je ne pense pas avoir déjà saisi le Christ.
Que fais-tu alors en cette vie, si tu ne l'as pas encore saisi ? - Une seule chose compte : Oubliant ce qui appartient au passé et tendu vers l'avenir, je suis mon élan vers le triomphe auquel je suis appelé de là-haut. Il dit qu'il est tendu et qu'il suit son élan. Il se sentait incapable de saisir ce que l'oeil n'a pas vu, ce que l'oreille n'a pas entendu, ce que le coeur de l'homme n'a pu concevoir.
Voilà notre vie : nous exercer en désirant. Le saint désir nous exerce d'autant plus que nous avons détaché nos désirs de l'amour de ce monde. Nous l'avons déjà dit à l'occasion : vide ce qui doit être rempli. Ce qui doit être rempli par le bien, il faut en vider le mal.
Suppose que Dieu veut te remplir de miel : si tu es rempli de vinaigre, où mettras-tu ce miel ? Il faut répandre le contenu du vase; il faut nettoyer le vase lui-même; il faut le nettoyer à force de travailler, à force de frotter, pour qu'il soit capable de recevoir autre chose.
Parlons de miel, d'or ou de vin : nous pouvons désigner de n'importe quel nom ce qui est indicible, mais son vrai nom est Dieu. Et quand nous disons « Dieu », que disons-nous ? Ce mot désigne tout ce que nous attendons. Tout ce que nous pouvons dire est en-dessous de la réalité; élargissons-nous, en nous portant vers lui, afin qu'il nous comble, quand il viendra. Nous serons semblables à Lui, parce que nous le verrons tel qu'Il est.
Saint Augustin – 1ère St Jean.
- La Lectio Divina
Chaque jour nous devons puiser à la source du puits de Jacob, après avoir prié le Saint Esprit de nous éclairer pour comprendre les choses divines.
Ce temps de contact avec la Parole de Dieu requiert que nous accomplissions ce que nous avons compris. Cette lecture amène souvent une touche du Saint Esprit et un éveil à la prière.
Saint Basile nous livre ce conseil : « Applique-toi, je t'en prie, à méditer chaque jour les paroles de ton Créateur. Apprends à connaitre le coeur de Dieu dans les paroles de Dieu. »
Il savent par expérience que « la grande route qui mène à la sainteté, c'est la méditation des Ecritures inspirées et..., et que les vies des bienheureux transmises par l'Ecriture sont comme des images animées de la vie selon Dieu, proposées à l'imitation de leurs bonnes oeuvres.
Cette lecture mène à la prière, purifie l'âme et imprime en elle une claire idée de Dieu.
- La joie intérieure
L'âme avide de la Gloire de Dieu rayonne sa joie.
L'âme saisie par Dieu vit, selon le conseil de Saint Paul à Tite (1/11) « L'Evangile de la Gloire du Dieu Heureux ».
Toute la vie chrétienne, centrée sur les Béatitudes n'est que préparation à cette vision, face-à-face, du Bonheur de Notre Père.
Le Christ invite ses disciples à entrer dans la joie de leur Maître Mt 25/21.
Saint Paul insiste sur le devoir de se réjouir ici-bas dans le Seigneur :
« Réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur (Ph. 4/4).
Son Epître à ses Philipiens est d'ailleurs la charte de la Joie chrétienne (1/18,25; 2/2-17-18-28-29; 3/1; 4/1-4-10.)
Quant à Saint Jean il est l'épiphanie de la joie en Dieu (Jn 15/11; 16/20-24; 17/13.)
« Que la Paix règne dans vos coeurs.
Vivez dans l'action de grâce ».
Col. 4,15.
L'ermite est donc dans la joie de la Louange et par là rejoint la Joie éternelle et divine du Fils de Dieu en Sa Nature Divine, et aussi joie humaine du Fils de l'Homme « Que ma joie soit en vous » qu'ils aient en eux-même ma joie en plénitude. Jn. 15/11.
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Plan :
* La Gloire de Dieu
- Une âme de désir.* Jésus-Christ chemin de vie.
- Fidélité à la Lectio Divina.
- la joie intérieure.
- Eucharistie.* le cadre de vie.
- Confession.
- Silence d'écoute
- Au service du monde.
- Au service de l'Eglise.
*
* Jésus-Christ, chemin de Vie.
Pour cheminer vers Lui, Jésus-Christ nous propose ses sacrements, surtout Eucharistie et Pénitence.
Eucharistie.
Vivant des Sacrements confiés par le Christ à son Eglise, l'ermite bénéficie de ce Sacrement quotidien qu'est l'Eucharistie.
Le Christ l'inaugure, la veille de sa mort, alors que, quelques temps après dans l'agonie de Gethsémani il offrirait à son Père sa souffrance et celle de l'humanité; ainsi que sa propre mort et celle de tous les hommes.
Son âme alors « déborde de joie » puisqu'il accomplit la volonté du Père, et pourra Lui présenter une Création rachetée (cf Apoc.)
L'ermite vit aussi chaque jour ce même mystère. Il joint sa propre souffrance physique ou morale et celle de l' humanité, de la Création mais ravive son âme en goûtant celle même du Christ en son Sacrifice.
Il vit donc de ce sacrement quotidien qu'est l'Eucharistie.
Les quatre objectifs de la Messe :
Adoration,
Action de grâces,
Réparation,
Impétration.
L'Adoration.
L'Adoration nous unit au Christ présent dans l'Eucharistie où il conserve son caractère de victime, où Il est « toujours vivant pour intercéder en notre faveur (Hébr. 7/25).
L'Adoration nous fait apprécier la valeur de l'adoration infinie que Jésus-Christ offre en son sacrifice. C'est à elle que s'associe l'ermite dans son heure d'Adoration du matin et du soir.
L'action de grâces.
Les fidèles, unis au Christ, doivent prendre part aux actes par lesquels le christ adore, remercie et loue l'auguste Trinité.
L'action de grâce, remerciements qui baignent l'esprit de ses journées pour la Gloire du Père.
La réparation.
Pour toutes les insultes proférées contre Dieu, le Christ et sa Mère.
Les assassinats, les vols et viols quotidiens...
Les outrages, les sacrilèges à l'égard de l'Eucharistie...
Pour tout le mal qui reste au fond de nos coeurs.
C'est pour l'ermite le sens du don de lui-mêmeau Père, don de réparation uni à la Passion et à la Croix du Fils.
Impétration.
La Messe n'est jamais une démarche privée mais elle est action du Christ et de l'Eglise qui a appris à s'offrir elle-même dans le sacrifice qu'elle offre...
Il n'est pas de Messe qui ne soit offerte pour le salut du monde entier et pas seulement pour le Salut de quelques personnes. » (Pl. VI)
Le Christ est présent à son Eglise qui prie, étant Lui-même Celui qui « prie pour nous, qui prie en nous. Il prie pour nous, comme notre Prêtre; Il prie en nous, comme notre Chef; Il est prié par nous comme notre Dieu. » Saint Augustin
Voilà le chez d'oeuvre de l'amour divin.
Cela seul a pu contenter et étancher la soif infinie d'amour du Christ pour son Père.
Cela donne sens à la vie de ceux qui veulent vivre ce qu'a vécu l'âme de Notre Seigneur.
*
La confession.
La confession est l'acte le plus digne d'un homme : se reconnaître faible et pécheur, mais pourtant aimé de Dieu miséricordieux.
Seul Dieu a le pouvoir de nous réconcilier avec nous-même, avec nos semblables, avec Lui.
Il met à notre disposition un cadeau royal pour que nous cessions, soit de nous haïr, soit de porter un masque, et de mépriser les autres : le sacrement du pardon, « source privilégiée de sainteté, de paix, de joie. » (Paul VI).
« Le sacrement de la Réconciliation, irremplaçable pour toute vie chrétienne, se présente aussi comme soutien, orientation et remède de la vie...
Le don du pardon, dont la logique sacramentelle repose sur l'union entre le Christ Tête et ses membres, exprime un mystère de solidarité sacramentelle (Jn Pl II).
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Plan :
* La Gloire de Dieu
- Une âme de désir.* Jésus-Christ chemin de vie.
- Fidélité à la Lectio Divina.
- la joie intérieure.
- Eucharistie.* le cadre de vie.
- Confession.
- Silence d'écoute
- Au service du monde.
- Au service de l'Eglise.
*
* Le cadre de vie
Son cadre de vie : un silence d'écoute.
Silence qui permet un long dialogue avec le Seigneur sous le regard de l'Esprit Saint.
Silence à l'image de celui de Jésus Eucharistique... le grand Silencieux de nos Tabernacles en conversation avec le Père dans l'Esprit-Saint.
Silence à l'image de celui de Marie conservant tout en son coeur.
Silence non seulement des mots extérieurs, mais aussi de ces images, de ces mots intérieurs qui constituent souvent la trame de nos « distractions » ou de ce face-à-face avec nous-mêmes qu'est peut-être notre prière.
Silence de notre union avec le Christ qui nous permet de prononcer nos premiers balbutiements en attendant que, transformés à la vue de Dieu, nos mots deviennent ceux mêmes du Christ. Nous serons alors devenus « hommes parfaits », corps du Christ et par Lui, présents dans la Trinité.
b – Au service du monde.
Comme tous les humains, l'ermite se doit de vivre de son travail – d'un travail qui lui accorde sa couverture sociale.
Il n'est pas à la charge des autres. Il se contente de l'indispensable et donne aux autres son surplus.
Il chante la Gloire de Dieu dans sa Création.
Il loue l'épanouissement de celle-ci par le travail des hommes.
Il prie pour les âmes en recherche spirituelle.
Il implore pour ceux qui n'arrivent pas à atteindre leur idéal.
c – Au service de l'Eglise.
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus en priant le texte de Saint Paul I Cor. 12 et 13 découvre que sa place dans l'Eglise est d'être l'amour... L'ermite, lui, expérimente qu'en union avec l'âme de Jésus-Christ sa place doit être celle de la joie intérieure.
Joie intérieure, Paix intérieure, reflet de la Joie de l'âme du Christ.
Joie clamée à sa naissance : « Joie, Paix aux hommes de Bonne Volonté. »
Joie à son agonie : « Mon âme déborde de Joie. Puisqu'il est capable de dire au Père : « Que ta volonté soit faite. »
Joie que chante l'Eglise dans son :
Gloria de la Messe
Te Deum,
et lorsque, unie avec la Vierge Marie, elle clame son Magnificat.
Comme le dit notre Pape Benoît XVI : « Je pense que nous devrions nous engager surtout dans l'écoute du Seigneur, dans la prière, dans la participation intime aux Sacrements, dans l'apprentissage des sentiments de Dieu sur le visage et dans la souffrance des hommes, pour être ainsi contaminés par sa joie, par son zèle, par son amour et pour regarder avec Lui et par Lui, le monde. »




